Élections municipales : semaine d’actions du RCLALQ pour stopper l’insalubrité

 

Montréal, 31 octobre 2017. Le Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec (RCLALQ) organise 5 actions régionales pour réclamer des engagements des candidatEs et éluEs municipaux dans la lutte aux logements insalubres. Des locataires des régions de Beauharnois, Montréal, Québec, Rimouski et St-Jérôme manifestent les 31 octobre et 1er novembre pour s’assurer que les promesses électorales se concrétisent en véritables actions. DéguiséEs en souris, punaises et coquerelles, les manifestantEs se réunissent devant les hôtels de ville pour montrer aux éluEs que leur inaction contribue à la prolifération de l’insalubrité… jusqu’à leurs portes !

« Chaque logement insalubre en est un de trop. Les locataires se voient mettre leur santé en péril en vivant au quotidien avec les problèmes de moisissures, de vermines, de coquerelles, de punaises de lits, etc. Les municipalités du Québec ne prennent pas suffisamment au sérieux l’insalubrité des logements alors que la situation est urgente ; les villes doivent prendre leurs responsabilités », affirme Maxime Roy-Allard, porte-parole du RCLALQ.

Avec le parc locatif qui vieillit et se détériore rapidement, nous ne pouvons pas nous attendre à une réduction des cas d’insalubrité si le laxisme des autorités continue. Selon les données du recensement de 2016 effectué par Statistique Canada, près de 100 000 ménages locataires disent vivre dans un logement qui nécessite des réparations majeures au Québec. Les chiffres sont plus élevés encore lorsqu’on considère d’autres problèmes comme la vermine, les punaises ou les coquerelles.

En attendant la création d’un code du logement provincial, le RCLALQ demande à ce que toutes les villes se dotent d’une règlementation sur l’entretien et la salubrité des logements. « Seulement une poignée de municipalités ont un règlement pour punir les propriétaires qui ne se conforment pas à la règlementation. Les locataires des 1100 villes sans code du logement se retrouvent sans recours auprès de leur municipalité et doivent prendre leur mal en patience et attendre parfois plusieurs mois à la Régie du logement », se désole le porte-parole.

Pour les villes avec des règlementations, le RCLALQ revendique l’application rigoureuse des mesures coercitives envers les propriétaires ainsi que l’augmentation des ressources allouées dans la lutte aux logements insalubres. « Il faut que cesse le sentiment d’impunité des propriétaires qui laissent leurs immeubles se dégrader. Des amendes doivent être données systématiquement et les travaux en lieux et place des propriétaires doivent être faits par les autorités lorsque les correctifs ne sont pas apportés », selon M. Roy-Allard.

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Information : Maxime Roy-Allard – 514-781-2220

 

2017-10-31T14:12:22+00:00