logorclalqrouge2

Montréal, le 2 février 2017 – Le Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec (RCLALQ) organise aujourd’hui plusieurs actions aux quatre coins du Québec afin de dénoncer la décision de la Régie du logement de mettre fin à la publication des indices d’augmentation de loyer. Ces indices permettaient aux locataires d’évaluer le caractère raisonnable de l’augmentation demandée par leur propriétaire.

Le RCLALQ interpelle le ministre Martin Coiteux ainsi que la présidente de la Régie, Anne Morin, pour que les indices soient réinstaurés immédiatement. Plus que jamais, le RCLALQ affirme qu’il est urgent d’instaurer un contrôle universel et obligatoire des loyers afin de limiter les abus.

À Montréal, Québec, Rimouski et Saint-Jérôme, des centaines de locataires sont présents pour dénoncer cette récente décision de la Régie du logement. « Cette année, les locataires sont dépourvus de tout moyen pour négocier la hausse demandée par leur propriétaire. La grogne se fait sentir vis-à-vis de la Régie du logement : les locataires se sentent abandonnés par le tribunal une fois de plus », affirme le porte-parole du RCLALQ, Maxime Roy-Allard. Une campagne de lettres de plainte à la Régie a d’ailleurs été lancée par le RCLALQ et des centaines de locataires ont déjà répondu à l’appel.

La Régie du logement renvoie propriétaires et locataires vers un outil de calcul afin de déterminer le caractère raisonnable d’une hausse de loyer. Les propriétaires sont toutefois les seuls à pouvoir utiliser cet outil. « Les locataires ne peuvent pas mettre la main sur les 18 items nécessaires pour remplir la grille de calcul. Il est tout simplement illusoire de croire que les propriétaires fourniront à leurs locataires ces informations. La Régie du logement tient la population dans le noir » indique M. Roy-Allard.

Le porte-parole du RCLALQ est furieux : « La Régie du logement a pris cette odieuse décision de manière unilatérale, sans aucun appui des locataires ou des associations de locataires. Même le ministre responsable de la Régie, Martin Coiteux, n’a pas été consulté ». Il importe de rappeler que la Régie avait défendu l’importance des indices d’estimation de hausse de loyer à la Cour supérieure du Québec en 2006. La Régie fait aujourd’hui volte-face et délaisse son mandat d’informer toutes les parties de manière juste et équitable.

Le RCLALQ déplore qu’en l’absence d’un réel contrôle des loyers, la situation des locataires se détériore d’année en année. Depuis 2001, les loyers ont augmenté de 238$ par mois, soit une augmentation de 46%. Près de 230 000 ménages locataires consacrent plus de 50% de leurs revenus au logement. Actuellement, moins de 0,5% des loyers sont fixés par la Régie du logement annuellement. Le RCLALQ considère que le fardeau du contrôle des loyers ne devrait plus reposer sur les épaules des locataires. « Il serait simple et peu coûteux d’éviter les hausses de loyer abusives, il suffit de rendre obligatoires et universels les mécanismes déjà en place », plaide M. Roy-Allard.

Le RCLALQ a fait une demande de rencontre urgente à la présidente de la Régie du logement afin de discuter du dossier des indices d’estimation de hausse de loyer.

-30-

2017-04-28T11:27:07+00:00