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Quel répit ? Les locataires du Québec subiront encore une fois des hausses historiques 

Montréal, le 19 janvier 2026 — Alors que le Tribunal administratif du logement (TAL) vient de fixer à 3,1% le taux de base sur lequel s’appuie le nouveau calcul des fixations de loyers, le Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec (RCLALQ) dénonce les hausses significatives qui en découleront. Ce changement réglementaire n’apporte aucune solution durable à la crise du logement et n’atténue en rien le fardeau excessif déjà supporté par les locataires. 

Entré en vigueur le 1er janvier et vivement critiqué depuis plusieurs mois comme une occasion ratée pour renforcer le contrôle des loyers au Québec, le nouveau règlement encadrant la fixation des loyers repose maintenant sur quatre composantes. Parmi celles-ci, le taux de base – calculé à partir de la variation de l’inflation des quatre dernières années – est l’élément central. Fixé aujourd’hui à 3,1% il s’agit du taux le plus élevé des 20 dernières années à l’exception de 2024 et 2025. De plus, le nouveau règlement permet d’ajouter 5% des dépenses de rénovation à l’augmentation du loyer, du jamais vu étant donné que depuis 2008, ce pourcentage avoisinait généralement 3%. Enfin, les nouvelles règles permettent également l’ajout de l’augmentation des taxes foncières et des assurances lorsqu’elles dépassent le taux de base, comme ce sera le cas pour plusieurs municipalités du Québec, dont Montréal.

Un mois après que la SCHL ait dévoilé des données démontrant que les loyers explosent depuis cinq ans, il est fort à parier que bien des propriétaires n’hésiteront pas à dépasser les indices du TAL. « Sans contrôle effectif, on sait que les hausses réellement demandées par les propriétaires seront bien plus grandes que celles prévues par le règlement », dénonce Steve Baird, organisateur communautaire au RCLALQ. La situation ne risque pas de s’améliorer non plus lors d’un changement de locataire, où les hausses ont été en moyenne de 17,2% à Montréal en 2025. 

« Sans registre et sans réel contrôle des loyers, les locataires n’ont aucune chance de voir la situation s’améliorer, de réduire leur endettement ou de cesser de fréquenter les banques alimentaires en si grand nombre », dénonce Émile Boucher, organisateur communautaire au RCLALQ. Dans l’immédiat, un gel des hausses de loyers s’impose pour arrêter l’hémorragie.

Les locataires ont le droit de refuser la hausse proposée par leur propriétaire
« Vous avez des droits: les locataires peuvent refuser la hausse ET de rester dans leur logement »,  rappelle Steve Baird. Les locataires qui s’inquiètent et qui se questionnent sur la hausse qui leur sera proposée sont invités à consulter dès maintenant l’outil d’estimation du RCLALQ disponible sur le site locataire.info/calcul, ou à contacter directement leur comité logement. Entre-temps, le Regroupement et ses membres vont poursuivre leur mobilisation dans les prochains mois pour faire comprendre à ce gouvernement en déroute que les locataires n’en peuvent plus d’absorber de nouvelles hausses. 

Pour renseignements et demandes d’entrevue :
Émile Boucher et Steve Baird, organisateurs communautaires au RCLALQ, (514) 781-2220

Consulter ici le mémoire du RCLALQ sur le deuxième projet de règlement 
Sites web du RCLALQ: rclalq.qc.ca, locataire.info
Médias sociaux du RCLALQ : Facebook, Instagram 
Dossier d’images : Photos pour communiqué


À PROPOS DU RCLALQ
Le Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec (RCLALQ) représente plus de 45 organismes de défense des droits des locataires répartis sur le territoire québécois. Il œuvre depuis plus de 45 ans à la défense et à la promotion du droit au logement, en revendiquant des mesures de contrôle du marché, ainsi qu’un plus grand accès à la justice pour les locataires.

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